Gare cependant aux excès et mesurages. Le fait que les salariés soient connectés au-delà des heures d’ouverture doit rester exceptionnel, bien ancrée par la politique de l’entreprise. On l’a vu il n’y a pas si longtemps en Allemagne, pays qui a obligé les entreprises de signer une charte de qualité dans le travail, limitant voir interdisant les connexions téléphoniques et web en dehors des heures du travail. Car les conséquences de ce mésusage voir de l’addiction au travail sont très complexes. Il s’agit de l’apparition d’un véritable burn-out (présentant les signes d’un syndrome anxio-dépressif majeur avec des idées noires, perte d’l’élan, sentiment de culpabilité) ou des cas cités dans la littérature spécialisée comme syndrome de Karoshi (des personnes en bonne santé physique et psychique qui meurt par épuisement professionnel).
Le fait que beaucoup de professionnels décroche du boulot le week-end est le résultat direct des campagnes de prévention mais aussi des politiques d’entreprise responsables qui commencent à porter leurs fruits. Donc finalement, de manière quasi caricaturale, il suffit pour ces accros du portable de ne pas le décrocher.
Pour 34% des sondés, il n’y a pas d’heure pour répondre à un email alors qu’ils sont moins nombreux à répondre au téléphone. Comment expliquer cette différence ? Est-ce un signe d’addiction au travail ?
L’aspect mail est très intéressant car il s’agit d’une technologie de communication asynchrone. En fait répondre au téléphone implique une immédiaté, un aspect quasi instantané de la communication ; le mail laisse le temps à la réflexion, à l‘analyse de la situation exposée, à la possibilité de rédiger la réponse et pouvoir la corriger.